Météo Republié via Innoreader Lire la Suite
Presque 14° de perdus en 24h mais sans la moindre goutte de pluie malgré la couverture nuageuse conséquente😬
Avant même d’espérer une recharge des nappes il faut déjà que l’humidité gagne le sol de surface pour permettre aux agriculteurs d’installer les semis d’automne dans de bonnes conditions ce qui n’est pas le cas actuellement à cause de la sécheresse.
En effet même s’il a plu fin août et début septembre, l’évapotranspiration a été trop importante pour que l’humidité pénètre suffisamment :
👉 Du 21/08, retour des précipitations, au 9/09, dernières précipitations, il est tombé 70.6mm vs 75.7mm d’E.T.P dans le même temps !
Les valeurs relevées par les 2 sondes tensiométriques de ma station (elles mesurent la force que les racines doivent déployer pour extraire l’eau du sol) sont de 64cb à 10cm de profondeur et de 74cb à 30cm de profondeur (plus la valeur est élevée moins le sol est humide, il est saturé en humidité de 0 à 10cb).
Voici ce que l’on peut lire à ce sujet sur les sites spécialisés en agriculture et qui explique qu’avec les valeurs actuelles la germination des semis est compromise😦 :
Pour garantir une levée correcte et homogène de vos semis d’automne, la tension hydrique du sol doit idéalement se situer entre 10 et 30 centibars (cb).
À ce niveau de tensiométrie, le sol est considéré comme « ressuyé » (à sa capacité au champ) : l’eau y est pleinement disponible pour les graines en germination.
Au-delà de 35 à 50 cb (sol trop sec) : le sol commence à retenir l’eau trop fortement. La levée devient irrégulière, voire totalement bloquée (risque de “semis de poussière” qui stagne en attendant la pluie).
Ceci est un constat de la situation actuelle et sans sombrer dans le pessimisme extrême il faut reconnaître que les prévisions ne sont pas rassurantes pour les prochains jours avec de nouveau des conditions anticycloniques donc une absence de précipitation 👉 https://meteofrance.com/actualites/apres-la-chaleur-secheresse-et-danger-feux-en-ce-debut-dautomne
A ce soir le cumul pluviométrique de septembre est de 15.4mm vs 34mm de normale soit un déficit de 18.6mm.
Pris de manière isolé ce déficit peut semblé modéré mais comme les précipitations sont insuffisantes depuis le début du printemps météo, il vient grossir un déficit qui atteint 162mm depuis le 1er mars soit -33% vs normale.

