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Le mois de mai est généralement caractérisé par des dégradations orageuses récurrentes, mais pas seulement…
Un temps plus instable que ces dernières semaines ?
L’un des risques météorologiques les plus fréquentes en cette période de l’année sont les orages. En effet, si les premières dégradations orageuses organisées peuvent être rencontrées dès le mois d’avril, c’est notamment durant le mois de mai que les orages deviennent plus fréquents et plus intenses en France.
Ceci s’explique notamment par le fait que le soleil est puissant (il atteint son niveau le plus élevé le 21 juin) alors que le réchauffement général de la masse d’air se fait plus lentement. La différence de températures ente le sol et l’altitude ainsi créée peut donc atteindre des niveaux très élevés, surtout par rapport aux mois précédents, ce qui favorise l’instabilité et par conséquent, le développement des orages.

Densité moyenne d’éclairs au cours des mois de mars, avril et mai – Met-Office
Ce risque orageux est présent sur toutes les régions françaises en cette période, même si on rencontre plus régulièrement les fameuses dégradations orageuses s’étendant du sud-ouest au nord-est du pays, ainsi que les traditionnels orages diurnes sur les reliefs du sud et de l’est, typiques de cette période de l’année.
En ce mois de mai 2026, l’instabilité pourrait bien de nouveau s’imposer dès le début du mois d’après les modélisations. En effet, un regain d’instabilité devrait être observé sur la France dès cette fin de semaine, se poursuivant ensuite sur la semaine du 4 au 10 mai en concernant une grande majorité du pays. Selon les modèles de prévisions à long terme, cette tendance assez humide et donc instable se poursuivrait ensuite au moins jusqu’à la mi-mai, au moins sur l’ouest et le nord.

Anomalies de précipitations hebdomadaires en mai 2026 – ECMWF
La tendance pourrait ensuite s’assécher durant la seconde quinzaine de mai selon les dernières modélisations à long terme avec le retour d’un temps plus calme et sec sur la France. Le spectre de la sécheresse pourrait ainsi de nouveau se manifester sur notre pays après des mois de mars et avril particulièrement secs, bien que la première quinzaine plus humide et instable pourrait plus ou moins fortement améliorer la sécheresse de surface sur de nombreuses régions.
Il faut néanmoins savoir que la sécheresse est également un aléa météorologique pouvant survenir en mai. En effet, comme évoqué précédemment, l’énergie solaire reçue est de plus en plus importante, ce qui provoque une évaporation de plus en plus notable au fil des jours. L’évapotranspiration augmente également car la végétation déjà bien réveillée et en pleine croissance a besoin de l’eau du sol.
S’il ne pleut pas, la baisse du niveau des nappes phréatiques peut rapidement s’accélérer et les réserves en eau pour l’été se montrer de plus en plus compromises, notamment si la chaleur s’installe de façon précoce.
Déjà un risque de canicule ?
Si des coups de fraîcheur parfois remarqués sont encore possible durant cette période de l’année, notamment en début de mois, c’est plutôt le risque de chaleur qui s’accentue en cette saison. Même si parler de risque de canicule peut peut-être s’avérer un peu prématuré, il est tout de même important de noter que des températures très élevées de jour comme de nuit peuvent déjà concerner la France durant le mois de mai, et ce alors que l’été n’a pas encore commencé.
Des épisodes de fortes chaleurs durables peuvent en effet déjà se produire en cette saison, notamment durant la seconde quinzaine. On peut par exemple citer les années 1922, 1944, 1945, 1953, 1976, 1989, 1996 et 2005, de véritables références en matière de vagues de chaleur en cette saison.
Si la chaleur s’est déjà installée en France en ce mois d’avril, notamment sur le sud du pays où celle-ci est anormalement récurrente depuis plusieurs semaines, il semble que cette tendance chaude persiste dans les prochaines semaines. En effet, les modélisations font état d’anomalies chaudes persistant sur notre pays tout au long du mois, régulièrement comprises entre +1 et +3°C par rapport aux normales.

Anomalies hebdomadaires de températures en France pour le mois de mai 2026 – ECMWF
Si cette chaleur devrait donc se montrer plus lourde et donc sans véritable excès durant la première quinzaine en liaison à une instabilité récurrente et possiblement généralisées, il conviendra néanmoins de surveiller la seconde quinzaine qui se montrerait plus sèche et anticyclonique d’après les dernières prévisions, des conditions qui seraient alors plus favorables à la survenue de véritables vagues de chaleur précoces.
Il est effectivement important de noter qu’une anomalie de température de +1 à +3°C au début du mois de mai n’a rien à voir avec la même anomalie en fin de mois. La température moyenne est en effet de 13,23°C au 1er mai en France alors qu’elle atteint 17,41°C au 31 mai, ce qui représente une augmentation de plus de 4°C des températures moyennes entre le début et la fin du mois, l’augmentation mensuelle la plus importante de l’année.

Évolution des températures moyennes en mai en France – Via infoclimat.fr
On comprend donc mieux pourquoi il est plus facile d’imaginer de véritables vagues de chaleur précoces à la fin du mois de mai avec des anomalies prévues de +1 à +3°C qu’au début du mois. Il conviendra néanmoins de confirmer cette tendance d’ici là.
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Auteur : Tristan Bergen
